Au niveau politique,
la nation serbe ne peut survivre durablement sans la conscience de ses
intérêts fondamentaux. L’ignorance des intérêts politiques fondamentaux
d’une nation se manifeste dans des Etats où le peuple majoritaire ne
possède pas une identité formée et stable. Or, celle-ci est inexistante
si la culture du peuple est faible, si elle n’irrigue pas toutes les
sphères de l’état et de la société. Les Serbes ont, dans une très grande
mesure, perdu leur identité. Ils sont devenus et demeurent tout, sauf
Serbes.
Les petites communautés comme la nôtre doivent être plus vigilantes
que les grandes. Elles doivent posséder la capacité d’évaluer la nature,
la direction et le sens des changements dans des rapports politiques
globaux et régionaux, d’évaluer et de définir correctement la structure
et la polarité d’un système mondial et régional donné. Autrement dit,
elles doivent être en mesure de prévoir et d’analyser la nature et la
direction des orientations politiques des grandes puissances. Par la
juste compréhension, l’anticipation et l’adaptation des facteurs fondamentaux
et dérivés de leur propre position, des petits peuples sont capables
d’orienter leur « navire national » dans la bonne direction.
Tout ce qui précède montre qu’il est indispensable de disposer d’une
capacité d’adaptation, ce qui sous-entend une puissance interne aussi
bien qu’une capacité humaine et matérielle à montrer, par le biais d’une
politique sage, à l’entourage immédiat et lointain que, dans cette région,
il ne saurait être question d’aliénation ou d’appropriation, car cela
serait complexe et cher. Il est nécessaire d’imposer la vision selon
laquelle, à certaines conditions, il est nettement plus profitable de
collaborer et d’investir en Serbie.
Il est communément admis que chaque pays essaie d’importer le moins
possible et d’exporter un maximum de ses produits sur les marchés étrangers.
Il en va de même pour la culture. La Serbie a besoin d’importer, mais
elle a surtout besoin d’exporter et de présenter à l’étranger les produits
de sa culture, y compris les biens, les services et le savoir. Sans
cela elle est perdue. Les peuples qui restent de simples importateurs
de culture étrangère disparaissent. L’équilibre est la seule chose qui
puisse sauver la culture serbe, son état, ses institutions, ses processus
politiques, économiques et autres. Tant que la Serbie se comportera
comme une « Yougoslavie » et tant que la nationalité serbe restera «
la nationalité yougoslave », l’équilibre interne de la Serbie sera impossible.
J’estime que la Serbie, après tout ce qui lui est arrivé, y compris
la capitulation et, en ce moment, la perte juridique et réelle de son
indépendance et de sa souveraineté, se trouve - aussi bien sur le plan
interne qu’externe - dans une grande difficulté et en déséquilibre.
Ainsi ai-je décidé de m’engager et d’offrir mon aide pour que la Serbie
reprenne son équilibre. Pour qu’elle guérisse. C’est ce que je dois
au peuple serbe et à la mémoire de mes aïeux.
Je ne considère pas le président de la République fédérale de Yougoslavie,
Monsieur Milosevic, son parti et ses partenaires de la coalition, à
savoir ceux qui ont gouverné « la troisième Yougoslavie » dans la décennie
qui vient de s’écouler, comme les seuls, mais assurément comme les principaux
responsables de la situation dans laquelle se trouve la Serbie et le
peuple serbe dans les Balkans. En premier lieu, parce qu’ en tant qu’élite
de la « Yougoslavie » ou en tant qu’élite « yougoslave », ils n’étaient
pas capables, éduqués et informés pour, comme je l’ai déjà dit, évaluer
la nature, la direction et le sens des changements dans des rapports
politiques globaux et régionaux, pour évaluer et définir la structure
et la polarité d’un système régional et global donné, pour anticiper
et évaluer la nature et le sens des changements dans le comportement
des grandes puissances. L’élite de la troisième « Yougoslavie » n’a
pas correctement compris, prévu et adapté les facteurs de base et les
facteurs dérivés de la position et de l’état de la nation serbe et de
sa culture et n’a pas su - en dépit de la complexité et de la « fluidité
» de la situation survenue à la fin de la guerre froide -diriger le
navire serbe dans la bonne direction. Elle ne le pouvait pas parce qu’elle
était « yougoslave ». En tant que telle, l’élite de la « troisième Yougoslavie
» n’a été à la hauteur ni des défis internes ni des défis externes auxquels
se trouvait et se trouve encore confronté le peuple Serbe dans les Balkans.
C’est pour cette raison d’ailleurs, qu' ils ont violé à maintes reprises
la Constitution qu’ils avaient eux-mêmes votée, en se mettant, de ce
fait, en position d’illégitimité. De même que la Yougoslavie est sortie
de l’Histoire, ce dernier gouvernement « yougoslave » a rompu le contrat
social l’unissant au peuple. En violant la Constitution, il s’est mis
hors la loi.
Le conflit entre la Serbie et le Monténégro serait, pour les individus
et les forces malveillantes chez nous et à l’étranger, une raison de
plus de redoubler la pression sur leur opinion publique, afin d’accentuer
notre mauvaise fortune.
Il est impératif d’éviter ce conflit. Il apporte et apportera beaucoup
de mal à la Serbie et au Monténégro. Il nous mettra encore plus au ban
de l’Histoire. J’œuvre et j’œuvrerai pour surpasser tous les problèmes
serbes, y compris ceux survenus dans les relations avec le Monténégro.
J’appelle les présidents de la Serbie et du Monténégro à faire preuve
du plus haut degré de modération et de la plus haute attention quant
à leur responsabilité.
Plus qu’à une triste énumération des erreurs du gouvernement de la République
fédérale de Yougoslavie, je m’intéresse à la recherche d’une issue constructive
et efficace. Je m’interroge sur la possibilité de parvenir le plus rapidement
possible et d’une façon efficace à la reconciliation nationale, à l’établissement
d’une coalition et d'un l’équilibre serbe. Je m’intéresse à la restauration
de l’Etat serbe et à son intégration dans les courants étatiques, politiques
et économiques européens.
Je suis totalement hostile à la rancune. Il faut mettre fin à la guerre
civile et fratricide enclenchée en 1941, sur les ordres donnés depuis
Moscou, par un parti antinational et sans assise populaire. Mon souhait
est que l’on s’engage dans l’avenir en se pardonnant mutuellement. Si
nous continuons à cultiver la rancœur et à corriger l’incorrigible,
il n’y aura pas d’avenir qui nous supportera.
II
Je considère le Royaume serbe comme un système social optimal. Il est
le pont entre le passé et l’avenir. Dans le Royaume chacun peut, à sa
façon, trouver sa place et être utile à la nation. C’est le système
qui permet de SERVIR : de se mettre au service de noble objectifs. A
la différence du système actuel qui désolidarise, le Royaume est un
système qui rapproche, un système à travers lequel l’on atteint à la
plénitude. Il faut se tourner vers le passé pour se rendre compte à
quel point le Royaume serbe du début du XXe siècle fut un essor culturel,
c’est-à-dire aussi un essor étatique, politique et économique. C’était
un processus d’intégration qui rencontrait un grand enthousiasme dans
la population. Je crois que dans l’avenir proche, le Royaume serbe permettra
la renaissance des Serbes et, entre autres, constituera un élément fédérateur
entre nos différentes diasporas.
C'est la première fois dans notre histoire que nous avons une diaspora
aussi importante. Dans ce malheur, je vois une grande qualité et pressens
que l’amour des Serbes pour leur patrie fera en sorte que la Serbie
surmonte beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit les difficultés
et rétablisse son équilibre. C’est ainsi que je vois le rôle de notre
famille, de chacun de ses membres, comme un intermédiaire, comme un
médiateur entre les Serbes, mais plus encore comme un médiateur dans
la communication avec les autres. Il est connu que la communication
est devenue le point faible de la société et de la famille serbe. Je
pense que l’un des premiers devoirs du Royaume, c’est à dire du futur
gouvernant, est de développer chez les Serbes une communication harmonieuse
et constructive. D’abord entre nous-mêmes, entre Serbes, mais aussi
avec le monde. Il y a aujourd’hui dans tout cela beaucoup d’approximation,
d’ineptie, d’irréflexion et d’ignorance qui se mêlent aux émotions et
à d’incompréhensibles dialogues. Tout le monde discute, mais personne
n’est capable d’entendre et encore moins de comprendre l’autre. Il n’y
aura pas d’unité serbe sans une communication constructive et de qualité
au sein de sa propre culture. Le Royaume serbe sera uni ou il ne sera
pas.
Ainsi, le Royaume serbe, en tant que fédérateur, réunira, rassemblera,
unifiera tous les Serbes autour d’un idéal de la serbité reposant sur
l’égalité des droits et des devoirs. Cela changera fondamentalement
les rapports entre la diaspora et la mère patrie. Dans ce sens, en tant
qu' élément d’une future et très ramifiée « méta-toile » physique et
virtuelle de nouvelles institutions et processus serbes, existent déjà
plusieurs forums, plusieurs listes d’informations et de discussion sur
Internet, parmi lesquels je citerai, en ce moment, le forum « Culture
serbe ». J’ai eu l’occasion de le consulter régulièrement au cours de
ces deux dernières années.
Il existe également une incompréhension entre les Serbes du pays et
les Serbes de la diaspora. Premièrement, la patrie n’est pas unie et
la diaspora n’est pas monolithique. Dans la patrie, on n'a atteint ni
à la réconciliation nationale ni à l’équilibre déjà mentionné. Cela
n’a pas été réalisé dans la diaspora serbe non plus. Il faut d’abord
que ce soit fait dans la patrie. La diaspora suivra. Deuxièmement, la
diaspora a été abusée par le passé, et l’on continue encore de le faire
par inertie. Voyons à quoi peut ressembler « l’union de la diaspora
et de l’opposition » : « Vous avez l’argent, nous avons les idées. Donnez-nous
de l’argent, et nous réaliserons nos idées. » Devant quoi la diaspora
se rebiffe, tandis que dans la patrie on se met à nouveau à vendre la
peau de l’ours. La diaspora dit : « Ceux qui sont dans la patrie ne
savent pas apprécier l’argent laborieusement gagné ». La patrie se dit
à part soi : « Ceux de la diaspora ne connaissent pas la situation locale
comme nous la connaissons, ils savent gagner de l’argent, alors, qu’ils
le donnent. » Les uns comme les autres sont convaincus qu’ils en savent
plus et que l’autre veut les tromper.
La diaspora peut aider grandement la Serbie dans l’amélioration de sa
situation politique et économique. Pourtant, on a trop souvent l’impression
que certains souhaitent que la diaspora paie la rançon pour que la Serbie
acquière sa liberté. Tout cela manque de sérieux, de réflexion, de pragmatisme
et de productivité.
Ce que les Serbes de la diaspora peuvent faire ne sera réalisé que lorsque
des changements profonds surviendront dans le pays même, des changements
qui n’apporteront pas la liberté et l’équilibre uniquement à ceux qui
vivent dans le pays, mais aussi aux Serbes de la diaspora qui, à cause
de l’oppression et du déséquilibre régnant en Serbie, souffrent d' humiliations
au sein des cultures dans lesquelles ils vivent, tout en restant constamment
inquiets pour l’avenir de la Serbie et de leur proches.
Tous les Serbes, sans distinction de leurs lieux de résidence actuels,
doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Nulle part le droit
de vote n’est un privilège restreint. Avant toute chose le droit de
vote sous-entend le devoir de remplir envers la Serbie l’ensemble des
obligations prévues par la loi, les plus importantes étant celles du
service militaire et des impôts. Ce ne sera pas facile pour les Serbes
de la diaspora : personne n’est prêt à payer les impôts deux fois, dans
le pays où il vit et en Serbie. Il en ressort qu’il faut trouver une
part équitable à la participation de la diaspora dans le budget de l’Etat
serbe. La circonstance atténuante est le fait qu’il existe de nombreux
diocèses de l’église orthodoxe serbe dans le monde et je crois que sur
cette question aussi le rôle de l’Eglise dans le renouveau sera de toute
première importance. Nous possédons également d’excellents spécialistes
du droit constitutionnel et je crois que la future constitution du Royaume
de Serbie sera à plus d’un titre originale et assurément, à ce jour,
la plus évoluée de toutes nos constitutions.
III
Les Serbes sont des individualistes. Nous sommes un vieux peuple qui
connaît la concorde, pourtant chacun d’entre nous est fier de son opinion
que les autres doivent entendre et respecter. Les trois quarts des Serbes
souhaitent que la Serbie change et que le gouvernement et la Serbie
même s’unissent et se tournent vers le progrès. Ils en ont assez de
la politique du gâchis. L’avenir d’un peuple est l’affaire de personnes
mûres, éduquées et constructives.
Que signifie, du point de vue politique, « l’union entre la diaspora
et l’opposition » ? Un Karageorgévitch, peut-il appartenir exclusivement
à l’opposition ? Qu’en est-il des autres Serbes et de ceux qui se sentent
Serbes sans s’être pour autant prononcés ouvertement en faveur de l’opposition
? Faut-il leur commander une nouvelle série de bombardements de l’OTAN
? Faut-il les supprimer par ce moyen « humanitaire » afin que « la démocratie
soit couronnée » ? Depuis quand les Karageorgévitch sont-il devenus
les représentants de la pensée unique ? Est-ce qu'il s’est déjà vu qu’un
Karageorgévitch exige que tous les Serbes se coulent dans le même moule
? Je suis gêné lorsque j’entends les déclarations selon lesquelles «
Il faut organiser la Serbie selon le modèle de la Republika Srpska occupée
». J’éprouve un malaise à croire que « la diaspora et l’opposition se
sont unies à Saint-André ». Tout cela n’est ni sérieux ni constructif.
Le destin du roi Pierre II est le meilleur exemple de ce qui peut arriver
à un peuple lorsqu’on met en place la logique de l’instrumentalisation
des princes. Pour résumer : il s’agissait en premier lieu d’officiers
ambitieux et de politiciens soudoyés qui se sont joués de Pierre II
afin d’accéder au pouvoir le 27 mars 1941. La conséquence de leur aveuglement
fut un million et demi de Serbes tués en quatre ans de guerre. Ensuite
vient la farce du gouvernement à Londres et M. Shoubashitch, la passation
des prérogatives royales aux soi-disant régents, se terminant par le
tapis rouge déroulé à l’internationaliste et ennemi de notre peuple
: Josip Broz. Enfin, on a empêché le Prince Tomislav de reprendre le
gouvernail, ce qui s’est répercuté sur la situation de la diaspora.
La scission au sein de l’Eglise ne tarde pas à survenir, Pierre se joint
d’abord aux uns, pour les abandonner aussitôt et revenir aux autres,
après quoi chacun a pu le tirer par la manche et l’utiliser en fonction
de ses intérêts. Qu’est-il alors advenu ? Scandale sur scandale et ce
jusque sur son lit de mort. Aujourd’hui encore on continue à le critiquer.
On ne le laisse pas reposer en paix !
Je le répète : on n’use ni ABUSE d’un prince. On n’use ni ABUSE de l’Eglise
Orthodoxe Serbe. En un mot : tout n’est pas permis.
IV
Il existent dans la famille royale des Kargeorgévitch différentes visions
- que certains appellent divergences - au sujet de la question yougoslave.
Il est nécessaire d’avoir à l’esprit le fait que les « divergences »
apparaissent lorsque deux personnes entretiennent un dialogue, lorsqu’elles
discutent d’un sujet qu’elles connaissent, qui leur est plus ou moins
proche. A mon grand regret, je n’entretiens aucun dialogue avec mon
cousin vivant à Londres. J’ai lu sa déclaration après la publication
de ma lettre sur la Yougoslavie l’année dernière et j’ai été affligé
de voir qu’il ne l’avait pas comprise. Messieurs les journalistes de
« Srpski pogledi » de Kragujevac ont exprimé leur grand mécontentement
à propos des déclarations de mon cousin, à savoir que ce n'etait pas
lui, le fils du roi Pierre II, qui avait donné cette déclaration sur
la Yougoslavie, mais bien moi, fils du Prince Paul. Ils lui ont écrit
en l'avertissant qu’il devait, lui aussi, renoncer au « yougoslavisme
». Il leur a répondu. Tout cela a été publié dans « Srpski pogledi ».
Dans sa réponse, il a essayé de justifier les réserves qu’il avait émises
à propos de ma lettre, tout en assurant l’opinion que son attitude changeait
et qu’il était en train de se battre pour le Royaume tel qu’il lui avait
été suggéré par les journalistes. Jusqu’à ce jour pourtant, ce dialogue
avec le journal de Kragujevac n’a pas été publié sur son site Internet
officiel. Il n’en reste pas moins qu’on peut toujours y lire la déclaration
dans laquelle il exprime ses réserves à propos de ma vision. Je suis
persuadé qu’il ne s’agit pas de la mauvaise foi, mais d’une simple ignorance.
Il continue toujours dans ses déclarations à parler d’une « Yougoslavie
».
D’un autre côté, l’expérience nous enseigne que le « vite fait » est
souvent le synonyme du « mal fait ». Je ne vois pas de raisons valables
pour se s’empresser de couronner l’un des descendants de Karageorge
quel qu’il soit. Cela relèverait du charlatanisme médical. La Serbie
a grandement souffert de la maladie, sa vie ne tient qu’à un fil. Imaginons
maintenant un faux médecin qui arrive et prescrive « le couronnement
». Il s’avère ensuite que le malade est mort d’une overdose de « l’antibiotique
royal ». Que faire ? On a eu le « couronnement », mais on a plus personne,
plus de sujets. Le Royaume ne peut pas être l’objet d’ambitions immatures.
Le Royaume n’est pas un train électrique dont quelqu’un rêverait pour
son anniversaire.
Quand on est né Karageorgévitch, prince serbe, on est destiné à la plus
dure des écoles, à la plus difficile des universités, à la plus sévère
des académies militaires. On doit apprendre ce que veut dire être Serbe,
devenir Serbe, on doit apprendre ce que veut dire servir Dieu et la
Serbie. Le plus dur, c’est qu’il vous faut avoir un don de Dieu, il
faut avoir de l’amour pour chaque Serbe, sans distinction entre les
« faciles » et les « difficiles », sans distinction de leurs obédiences
politiques. Il est indispensable de connaître toutes les caractéristiques
du peuple, les bonnes et les mauvaises.
Celui qui veut servir la Serbie doit être prêt avant tout à se sacrifier
pour elle. Il ne peut aucunement s’agir d’une personne immature et frustrée.
Il faut avoir de la patience, du respect pour la souffrance du peuple,
du respect pour notre fierté nationale. Surtout, il ne faut pas croire
que les Serbes sont devenus bêtes et qu’ils ne comprennent plus rien.
Chacun doit posséder la capacité d’observer et de comprendre la beauté
de l’âme populaire et le désir de l’admirer. C’est cet amour qui donne
la vie.