Revue de presse
SAR Le Prince Alexandre KARAGEORGEVITCH
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Paris, le 14. février 2000.

S.A.R. le Prince Alexandre Karageorgevitch :
« Dans l’avenir serbe tout ne sera pas permis ».

Au niveau politique, la nation serbe ne peut survivre durablement sans la conscience de ses intérêts fondamentaux. L’ignorance des intérêts politiques fondamentaux d’une nation se manifeste dans des Etats où le peuple majoritaire ne possède pas une identité formée et stable. Or, celle-ci est inexistante si la culture du peuple est faible, si elle n’irrigue pas toutes les sphères de l’état et de la société. Les Serbes ont, dans une très grande mesure, perdu leur identité. Ils sont devenus et demeurent tout, sauf Serbes.

Les petites communautés comme la nôtre doivent être plus vigilantes que les grandes. Elles doivent posséder la capacité d’évaluer la nature, la direction et le sens des changements dans des rapports politiques globaux et régionaux, d’évaluer et de définir correctement la structure et la polarité d’un système mondial et régional donné. Autrement dit, elles doivent être en mesure de prévoir et d’analyser la nature et la direction des orientations politiques des grandes puissances. Par la juste compréhension, l’anticipation et l’adaptation des facteurs fondamentaux et dérivés de leur propre position, des petits peuples sont capables d’orienter leur « navire national » dans la bonne direction.

Tout ce qui précède montre qu’il est indispensable de disposer d’une capacité d’adaptation, ce qui sous-entend une puissance interne aussi bien qu’une capacité humaine et matérielle à montrer, par le biais d’une politique sage, à l’entourage immédiat et lointain que, dans cette région, il ne saurait être question d’aliénation ou d’appropriation, car cela serait complexe et cher. Il est nécessaire d’imposer la vision selon laquelle, à certaines conditions, il est nettement plus profitable de collaborer et d’investir en Serbie.

Il est communément admis que chaque pays essaie d’importer le moins possible et d’exporter un maximum de ses produits sur les marchés étrangers. Il en va de même pour la culture. La Serbie a besoin d’importer, mais elle a surtout besoin d’exporter et de présenter à l’étranger les produits de sa culture, y compris les biens, les services et le savoir. Sans cela elle est perdue. Les peuples qui restent de simples importateurs de culture étrangère disparaissent. L’équilibre est la seule chose qui puisse sauver la culture serbe, son état, ses institutions, ses processus politiques, économiques et autres. Tant que la Serbie se comportera comme une « Yougoslavie » et tant que la nationalité serbe restera « la nationalité yougoslave », l’équilibre interne de la Serbie sera impossible.

J’estime que la Serbie, après tout ce qui lui est arrivé, y compris la capitulation et, en ce moment, la perte juridique et réelle de son indépendance et de sa souveraineté, se trouve - aussi bien sur le plan interne qu’externe - dans une grande difficulté et en déséquilibre. Ainsi ai-je décidé de m’engager et d’offrir mon aide pour que la Serbie reprenne son équilibre. Pour qu’elle guérisse. C’est ce que je dois au peuple serbe et à la mémoire de mes aïeux.

Je ne considère pas le président de la République fédérale de Yougoslavie, Monsieur Milosevic, son parti et ses partenaires de la coalition, à savoir ceux qui ont gouverné « la troisième Yougoslavie » dans la décennie qui vient de s’écouler, comme les seuls, mais assurément comme les principaux responsables de la situation dans laquelle se trouve la Serbie et le peuple serbe dans les Balkans. En premier lieu, parce qu’ en tant qu’élite de la « Yougoslavie » ou en tant qu’élite « yougoslave », ils n’étaient pas capables, éduqués et informés pour, comme je l’ai déjà dit, évaluer la nature, la direction et le sens des changements dans des rapports politiques globaux et régionaux, pour évaluer et définir la structure et la polarité d’un système régional et global donné, pour anticiper et évaluer la nature et le sens des changements dans le comportement des grandes puissances. L’élite de la troisième « Yougoslavie » n’a pas correctement compris, prévu et adapté les facteurs de base et les facteurs dérivés de la position et de l’état de la nation serbe et de sa culture et n’a pas su - en dépit de la complexité et de la « fluidité » de la situation survenue à la fin de la guerre froide -diriger le navire serbe dans la bonne direction. Elle ne le pouvait pas parce qu’elle était « yougoslave ». En tant que telle, l’élite de la « troisième Yougoslavie » n’a été à la hauteur ni des défis internes ni des défis externes auxquels se trouvait et se trouve encore confronté le peuple Serbe dans les Balkans. C’est pour cette raison d’ailleurs, qu' ils ont violé à maintes reprises la Constitution qu’ils avaient eux-mêmes votée, en se mettant, de ce fait, en position d’illégitimité. De même que la Yougoslavie est sortie de l’Histoire, ce dernier gouvernement « yougoslave » a rompu le contrat social l’unissant au peuple. En violant la Constitution, il s’est mis hors la loi.

Le conflit entre la Serbie et le Monténégro serait, pour les individus et les forces malveillantes chez nous et à l’étranger, une raison de plus de redoubler la pression sur leur opinion publique, afin d’accentuer notre mauvaise fortune.

Il est impératif d’éviter ce conflit. Il apporte et apportera beaucoup de mal à la Serbie et au Monténégro. Il nous mettra encore plus au ban de l’Histoire. J’œuvre et j’œuvrerai pour surpasser tous les problèmes serbes, y compris ceux survenus dans les relations avec le Monténégro. J’appelle les présidents de la Serbie et du Monténégro à faire preuve du plus haut degré de modération et de la plus haute attention quant à leur responsabilité.

Plus qu’à une triste énumération des erreurs du gouvernement de la République fédérale de Yougoslavie, je m’intéresse à la recherche d’une issue constructive et efficace. Je m’interroge sur la possibilité de parvenir le plus rapidement possible et d’une façon efficace à la reconciliation nationale, à l’établissement d’une coalition et d'un l’équilibre serbe. Je m’intéresse à la restauration de l’Etat serbe et à son intégration dans les courants étatiques, politiques et économiques européens.

Je suis totalement hostile à la rancune. Il faut mettre fin à la guerre civile et fratricide enclenchée en 1941, sur les ordres donnés depuis Moscou, par un parti antinational et sans assise populaire. Mon souhait est que l’on s’engage dans l’avenir en se pardonnant mutuellement. Si nous continuons à cultiver la rancœur et à corriger l’incorrigible, il n’y aura pas d’avenir qui nous supportera.

                                                       II

Je considère le Royaume serbe comme un système social optimal. Il est le pont entre le passé et l’avenir. Dans le Royaume chacun peut, à sa façon, trouver sa place et être utile à la nation. C’est le système qui permet de SERVIR : de se mettre au service de noble objectifs. A la différence du système actuel qui désolidarise, le Royaume est un système qui rapproche, un système à travers lequel l’on atteint à la plénitude. Il faut se tourner vers le passé pour se rendre compte à quel point le Royaume serbe du début du XXe siècle fut un essor culturel, c’est-à-dire aussi un essor étatique, politique et économique. C’était un processus d’intégration qui rencontrait un grand enthousiasme dans la population. Je crois que dans l’avenir proche, le Royaume serbe permettra la renaissance des Serbes et, entre autres, constituera un élément fédérateur entre nos différentes diasporas.

C'est la première fois dans notre histoire que nous avons une diaspora aussi importante. Dans ce malheur, je vois une grande qualité et pressens que l’amour des Serbes pour leur patrie fera en sorte que la Serbie surmonte beaucoup plus rapidement qu’on ne le croit les difficultés et rétablisse son équilibre. C’est ainsi que je vois le rôle de notre famille, de chacun de ses membres, comme un intermédiaire, comme un médiateur entre les Serbes, mais plus encore comme un médiateur dans la communication avec les autres. Il est connu que la communication est devenue le point faible de la société et de la famille serbe. Je pense que l’un des premiers devoirs du Royaume, c’est à dire du futur gouvernant, est de développer chez les Serbes une communication harmonieuse et constructive. D’abord entre nous-mêmes, entre Serbes, mais aussi avec le monde. Il y a aujourd’hui dans tout cela beaucoup d’approximation, d’ineptie, d’irréflexion et d’ignorance qui se mêlent aux émotions et à d’incompréhensibles dialogues. Tout le monde discute, mais personne n’est capable d’entendre et encore moins de comprendre l’autre. Il n’y aura pas d’unité serbe sans une communication constructive et de qualité au sein de sa propre culture. Le Royaume serbe sera uni ou il ne sera pas.

Ainsi, le Royaume serbe, en tant que fédérateur, réunira, rassemblera, unifiera tous les Serbes autour d’un idéal de la serbité reposant sur l’égalité des droits et des devoirs. Cela changera fondamentalement les rapports entre la diaspora et la mère patrie. Dans ce sens, en tant qu' élément d’une future et très ramifiée « méta-toile » physique et virtuelle de nouvelles institutions et processus serbes, existent déjà plusieurs forums, plusieurs listes d’informations et de discussion sur Internet, parmi lesquels je citerai, en ce moment, le forum « Culture serbe ». J’ai eu l’occasion de le consulter régulièrement au cours de ces deux dernières années.

Il existe également une incompréhension entre les Serbes du pays et les Serbes de la diaspora. Premièrement, la patrie n’est pas unie et la diaspora n’est pas monolithique. Dans la patrie, on n'a atteint ni à la réconciliation nationale ni à l’équilibre déjà mentionné. Cela n’a pas été réalisé dans la diaspora serbe non plus. Il faut d’abord que ce soit fait dans la patrie. La diaspora suivra. Deuxièmement, la diaspora a été abusée par le passé, et l’on continue encore de le faire par inertie. Voyons à quoi peut ressembler « l’union de la diaspora et de l’opposition » : « Vous avez l’argent, nous avons les idées. Donnez-nous de l’argent, et nous réaliserons nos idées. » Devant quoi la diaspora se rebiffe, tandis que dans la patrie on se met à nouveau à vendre la peau de l’ours. La diaspora dit : « Ceux qui sont dans la patrie ne savent pas apprécier l’argent laborieusement gagné ». La patrie se dit à part soi : « Ceux de la diaspora ne connaissent pas la situation locale comme nous la connaissons, ils savent gagner de l’argent, alors, qu’ils le donnent. » Les uns comme les autres sont convaincus qu’ils en savent plus et que l’autre veut les tromper.

La diaspora peut aider grandement la Serbie dans l’amélioration de sa situation politique et économique. Pourtant, on a trop souvent l’impression que certains souhaitent que la diaspora paie la rançon pour que la Serbie acquière sa liberté. Tout cela manque de sérieux, de réflexion, de pragmatisme et de productivité.

Ce que les Serbes de la diaspora peuvent faire ne sera réalisé que lorsque des changements profonds surviendront dans le pays même, des changements qui n’apporteront pas la liberté et l’équilibre uniquement à ceux qui vivent dans le pays, mais aussi aux Serbes de la diaspora qui, à cause de l’oppression et du déséquilibre régnant en Serbie, souffrent d' humiliations au sein des cultures dans lesquelles ils vivent, tout en restant constamment inquiets pour l’avenir de la Serbie et de leur proches.

Tous les Serbes, sans distinction de leurs lieux de résidence actuels, doivent avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Nulle part le droit de vote n’est un privilège restreint. Avant toute chose le droit de vote sous-entend le devoir de remplir envers la Serbie l’ensemble des obligations prévues par la loi, les plus importantes étant celles du service militaire et des impôts. Ce ne sera pas facile pour les Serbes de la diaspora : personne n’est prêt à payer les impôts deux fois, dans le pays où il vit et en Serbie. Il en ressort qu’il faut trouver une part équitable à la participation de la diaspora dans le budget de l’Etat serbe. La circonstance atténuante est le fait qu’il existe de nombreux diocèses de l’église orthodoxe serbe dans le monde et je crois que sur cette question aussi le rôle de l’Eglise dans le renouveau sera de toute première importance. Nous possédons également d’excellents spécialistes du droit constitutionnel et je crois que la future constitution du Royaume de Serbie sera à plus d’un titre originale et assurément, à ce jour, la plus évoluée de toutes nos constitutions.

                                                       III

Les Serbes sont des individualistes. Nous sommes un vieux peuple qui connaît la concorde, pourtant chacun d’entre nous est fier de son opinion que les autres doivent entendre et respecter. Les trois quarts des Serbes souhaitent que la Serbie change et que le gouvernement et la Serbie même s’unissent et se tournent vers le progrès. Ils en ont assez de la politique du gâchis. L’avenir d’un peuple est l’affaire de personnes mûres, éduquées et constructives.

Que signifie, du point de vue politique, « l’union entre la diaspora et l’opposition » ? Un Karageorgévitch, peut-il appartenir exclusivement à l’opposition ? Qu’en est-il des autres Serbes et de ceux qui se sentent Serbes sans s’être pour autant prononcés ouvertement en faveur de l’opposition ? Faut-il leur commander une nouvelle série de bombardements de l’OTAN ? Faut-il les supprimer par ce moyen « humanitaire » afin que « la démocratie soit couronnée » ? Depuis quand les Karageorgévitch sont-il devenus les représentants de la pensée unique ? Est-ce qu'il s’est déjà vu qu’un Karageorgévitch exige que tous les Serbes se coulent dans le même moule ? Je suis gêné lorsque j’entends les déclarations selon lesquelles « Il faut organiser la Serbie selon le modèle de la Republika Srpska occupée ». J’éprouve un malaise à croire que « la diaspora et l’opposition se sont unies à Saint-André ». Tout cela n’est ni sérieux ni constructif.

Le destin du roi Pierre II est le meilleur exemple de ce qui peut arriver à un peuple lorsqu’on met en place la logique de l’instrumentalisation des princes. Pour résumer : il s’agissait en premier lieu d’officiers ambitieux et de politiciens soudoyés qui se sont joués de Pierre II afin d’accéder au pouvoir le 27 mars 1941. La conséquence de leur aveuglement fut un million et demi de Serbes tués en quatre ans de guerre. Ensuite vient la farce du gouvernement à Londres et M. Shoubashitch, la passation des prérogatives royales aux soi-disant régents, se terminant par le tapis rouge déroulé à l’internationaliste et ennemi de notre peuple : Josip Broz. Enfin, on a empêché le Prince Tomislav de reprendre le gouvernail, ce qui s’est répercuté sur la situation de la diaspora. La scission au sein de l’Eglise ne tarde pas à survenir, Pierre se joint d’abord aux uns, pour les abandonner aussitôt et revenir aux autres, après quoi chacun a pu le tirer par la manche et l’utiliser en fonction de ses intérêts. Qu’est-il alors advenu ? Scandale sur scandale et ce jusque sur son lit de mort. Aujourd’hui encore on continue à le critiquer. On ne le laisse pas reposer en paix !

Je le répète : on n’use ni ABUSE d’un prince. On n’use ni ABUSE de l’Eglise Orthodoxe Serbe. En un mot : tout n’est pas permis.

                                                       IV


Il existent dans la famille royale des Kargeorgévitch différentes visions - que certains appellent divergences - au sujet de la question yougoslave. Il est nécessaire d’avoir à l’esprit le fait que les « divergences » apparaissent lorsque deux personnes entretiennent un dialogue, lorsqu’elles discutent d’un sujet qu’elles connaissent, qui leur est plus ou moins proche. A mon grand regret, je n’entretiens aucun dialogue avec mon cousin vivant à Londres. J’ai lu sa déclaration après la publication de ma lettre sur la Yougoslavie l’année dernière et j’ai été affligé de voir qu’il ne l’avait pas comprise. Messieurs les journalistes de « Srpski pogledi » de Kragujevac ont exprimé leur grand mécontentement à propos des déclarations de mon cousin, à savoir que ce n'etait pas lui, le fils du roi Pierre II, qui avait donné cette déclaration sur la Yougoslavie, mais bien moi, fils du Prince Paul. Ils lui ont écrit en l'avertissant qu’il devait, lui aussi, renoncer au « yougoslavisme ». Il leur a répondu. Tout cela a été publié dans « Srpski pogledi ». Dans sa réponse, il a essayé de justifier les réserves qu’il avait émises à propos de ma lettre, tout en assurant l’opinion que son attitude changeait et qu’il était en train de se battre pour le Royaume tel qu’il lui avait été suggéré par les journalistes. Jusqu’à ce jour pourtant, ce dialogue avec le journal de Kragujevac n’a pas été publié sur son site Internet officiel. Il n’en reste pas moins qu’on peut toujours y lire la déclaration dans laquelle il exprime ses réserves à propos de ma vision. Je suis persuadé qu’il ne s’agit pas de la mauvaise foi, mais d’une simple ignorance. Il continue toujours dans ses déclarations à parler d’une « Yougoslavie ».

D’un autre côté, l’expérience nous enseigne que le « vite fait » est souvent le synonyme du « mal fait ». Je ne vois pas de raisons valables pour se s’empresser de couronner l’un des descendants de Karageorge quel qu’il soit. Cela relèverait du charlatanisme médical. La Serbie a grandement souffert de la maladie, sa vie ne tient qu’à un fil. Imaginons maintenant un faux médecin qui arrive et prescrive « le couronnement ». Il s’avère ensuite que le malade est mort d’une overdose de « l’antibiotique royal ». Que faire ? On a eu le « couronnement », mais on a plus personne, plus de sujets. Le Royaume ne peut pas être l’objet d’ambitions immatures. Le Royaume n’est pas un train électrique dont quelqu’un rêverait pour son anniversaire.

Quand on est né Karageorgévitch, prince serbe, on est destiné à la plus dure des écoles, à la plus difficile des universités, à la plus sévère des académies militaires. On doit apprendre ce que veut dire être Serbe, devenir Serbe, on doit apprendre ce que veut dire servir Dieu et la Serbie. Le plus dur, c’est qu’il vous faut avoir un don de Dieu, il faut avoir de l’amour pour chaque Serbe, sans distinction entre les « faciles » et les « difficiles », sans distinction de leurs obédiences politiques. Il est indispensable de connaître toutes les caractéristiques du peuple, les bonnes et les mauvaises.

Celui qui veut servir la Serbie doit être prêt avant tout à se sacrifier pour elle. Il ne peut aucunement s’agir d’une personne immature et frustrée. Il faut avoir de la patience, du respect pour la souffrance du peuple, du respect pour notre fierté nationale. Surtout, il ne faut pas croire que les Serbes sont devenus bêtes et qu’ils ne comprennent plus rien.

Chacun doit posséder la capacité d’observer et de comprendre la beauté de l’âme populaire et le désir de l’admirer. C’est cet amour qui donne la vie.