|
Entretien
de S.A.R. Alexandre Karageorgevitch,
accordé
à « Glas javnosti »
Belgrade, le 15 août 1999
Votre
Altesse Royale, vous vous êtes adressée récemment
aux Serbes en les priant de pardonner au roi Alexandre I et à
la famille Karageorgevitch leur participation dans la création
de la Yougoslavie, que vous désignez comme « cause de
notre malheur » et comme « le plus grand charnier serbe
».
C'est exact.
J'ai demandé le pardon pour le Royaume des Serbes, Croates
et Slovènes et pour le Royaume de Yougoslavie. Vous serez
d'accord que nous, les Karageorgevitch, n'avons rien à voir
avec la deuxième et la troisième Yougoslavie. Il faut
dire, également, qu'il existe une grande différence
entre la constitution de la première et celle des deux dernières
Yougoslavies. Au cours de ce demi-siècle, le régime
nihiliste a adapté à ses besoins les principes sur
lesquels reposait la première Yougoslavie. C'est ainsi qu'elle
est devenue un laboratoire dont l'un des objectifs était
de faire « étouffer l'Etat ». Je pense à
l'Etat serbe, naturellement. La Yougoslavie est rejetée de
la part de nos anciens alliés et cofondateurs qui ont tous,
jusqu'au dernier, participé à la destruction de la
deuxième Yougoslavie et sont en train d'oeuvrer à
celle de la troisième. Je vous rappelle que, selon les projets
des grandes puissances, la première aussi bien que les deux
autres Yougoslavies avaient-été crées afin
de limiter et d'entraver l'essor des Serbes, le peuple le plus nombreux
dans les Balkans, et ce faisant, d'empêcher la domination
naturelle de notre pays sur l'un des plus importants points stratégiques
de l'Europe. Quelque chose de semblable est arrivé aux Bulgares
et, dans une moindre mesure, aux Grecs. Pourtant, indépendamment
du calcul des grandes puissances, c'est l'activité des communistes
yougoslaves qui fut la plus néfaste. Par conséquent,
mon intervention avait pour but d'inciter les Serbes à un
rejet ferme de la Yougoslavie et du yougoslavisme. C'est le dernier
moment pour le faire.
Les nations
qui ont formé la Yougoslavie aussi bien que celle qui furent
ultérieurement crées sur son territoire l'ont toutes
quittée. Aujourd'hui, les Serbes restent les seuls à
la défendre, comme s'ils ne pouvaient pas survivre sans elle.
Je voudrais
préciser que les Serbes, que notre peuple, ne défendent
pas la Yougoslavie. C'est une illusion entretenue par la propagande
du régime. Ce sont les communistes - ou les socialistes,
comme ces nihilistes se nomment depuis peu - qui la défendent
! Ils se sont montrés les plus grands admirateurs du yougoslavisme
qui est dans leurs têtes le modèle idéal pour
l'éternelle construction d'un pays imaginaire. C'est ainsi
que je désigne leur Utopie, leur objectif.
Ils disaient
que la première Yougoslavie, c'est à dire le Royaume
de Yougoslavie, était un «cachot des peuples ».
Pourtant, tout le monde a quitté la leur. Seuls les Serbes
y demeurent encore. Peut-être le moment est-il venu de nous
expliquer si « le cachot des peuples », dans leurs deux
variantes successives, ne s'est pas transformé en une geôle
pour les Serbes ? Il est aujourd'hui plus qu'évident qu'après
le fiasco de 1941, il ne fallait à aucun prix reconstruire
le pays des Slaves du sud. En ce qui concerne les Serbes, c'est
à cause de la Yougoslavie qu'aux yeux du monde entier nous
sommes devenus les « grand-serbes », les « criminels
de guerre », les « nettoyeurs ethniques » et Dieu
sait quoi encore.
L'héritier
du trône Alexandre semble toujours fermement attaché
à l'attitude pro-yougoslave de son grand-père.
Le moment
viendra peut-être où nos historiens de qualité
qui ne craignent pas l'effort se plongeront dans une réelle
analyse de la première moitié de ce siècle.
Alors, au moyen d'une méthode contradictoire, sera faite
la lumière sur le vrai rôle du roi Alexandre. Je suis
convaincu qu'il a adapté à plusieurs reprises ses
objectifs stratégiques à la situation d'alors. En
tout cas, le roi fut un vrai Serbe. Avant tout, il était
un soldat, un commandant. Il connaissait admirablement ses Serbes.
Je crois personnellement que le yougoslavisme était pour
lui un véritable nud gordien. Il avait une conscience aiguë
du danger croate, pourtant il croyait pouvoir obtenir leur adhésion
au projet d'un pays commun. Je suis certain que cette «question
yougoslave
» et le rôle du roi Alexandre préoccupent son
fils, le prince Tomislav. Pour cette raison j'attends avec impatience
ses mémoires qui paraîtront dans les librairies cet
automne. J'espère que ce sera un best-seller. Je pense que
le devoir des Karageorgevitch est de s'exprimer sur cette question
fatidique de la Yougoslavie qui a causé un grand malheur
à notre peuple.
Quelle
est la place de la Republika Srpska, du Monténégro
et du Kosovo
- Métochie dans votre vision de la future Serbie ?
Notre premier
devoir est le renouvellement de l'Etat serbe : le renouvellement
des institutions judiciaires, de la confiance dans la loi, et en
règle générale, dans le système. Il
faut voter une nouvelle constitution. Il s'agit d'un travail énorme
qui attend tous nos concitoyens. Avant tout chose, la Serbie doit
regagner la confiance de l'étranger et occuper la place qui
lui revient dans la communauté des nations européennes.
Il ne faut pas oublier qu'au cours de ces dernièrs cinquante
ans, il a été porté un grand préjudice
au peuple Serbe, à son honneur et à sa réputation
dans le monde. La dernière décennie a propulsé
les pires individus, les personnes les plus incompétentes,
auxquelles il revenait la maîtrise de l'avenir du peuple serbe.
Aujourd'hui s'impose une nouvelle dynamique, un nouveau patriotisme
affranchi. Il faut tout faire pour créer des conditions favorables
au retour de notre jeunesse qui s'est expatriée de par le
monde, à la recherche d'un gagne-pain honnête. Il faut
guérir la Serbie à travers une réelle reconstruction
qui doit commencer par la disparition de la Yougoslavie.
Seul un Etat
véritablement serbe peut servir les Serbes et s'imposer comme
leur plus grand appui, indépendamment de leur lieu de résidence.
Il faut en finir avec le bavardage et les fausses promesses qui
desservent les Serbes et aggravent notre situation. Je souligne
qu'il est indispensable de rendre sa crédibilité à
l'Etat et à la parole serbe. En d'autres termes : il faut
un grand engagement de la diplomatie, constituée désormais
de nos meilleurs cadres. Je suis certain que par une approche mûre
de la reconstruction, nous obligerons la communauté internationale
de s'intéresser à la question serbe. Dans mes discussions
avec les politiciens et les hommes d'influence, j'ai compris qu'on
aurait l'opportunité de réaliser ce dont nous rêvons
à la seule condition que la clique actuellement au pouvoir
soit renversée. C'est alors qu'on fondera des rapports nouveaux
avec la Republika Srpska et le Monténégro. C'est alors
que nous pourrons rendre à l'Eglise Orthodoxe Serbe tout
ce que la deuxième Yougoslavie lui avait pris « au nom
du peuple ». Rien qu'au Kosovo - Métochie, cela représente
quelques 700 000 hectares. Nous réaliserons beaucoup de choses
par la voie diplomatique, beaucoup plus qu'on ne l'imagine aujourd'hui.
A la
différence des pays qui furent jadis sous la tutelle soviétique
et de la Russie elle-même, en Serbie est toujours présente
une nostalgie de l'époque communiste.
C'est comme
la nostalgie d'un pays imaginaire. Si elle n'était pas dangereuse
et suicidaire, cette nostalgie serait ridicule. Lorsqu'on l'observe
avec distance et dans son ensemble, à savoir dans le temps,
il saute aux yeux que la fascination de la mort s'affirme comme
une partie organique de l'idéologie communiste. Je remarque,
par ailleurs, qu'ils ont abandonné leur idée de la
« dictature du prolétariat ». En harmonie avec
les nouvelles tendances dans le monde, où les « intellectuels
» de gauche proclament un homme sans racines, les nihilistes
serbes, sans pitié pour leurs compatriotes, travaillent à
la création d'un homme-réfugié. Je ne vois
vraiment pas comment ils pourront justifier l'exode d'un million
et demi de Serbes des régions occidentales de l'ex-Yougoslavie,
et celui, plus récent, du Kosovo - Métochie. Autant
de Serbes - sinon plus - ont quitté leur Patrie pour l'étranger.
De même, leur comportement envers les Albanais qui vivent
dans notre pays et qui furent soumis au même traitement est
parfaitement incompréhensible. Avec le nouvel ordre mondial
qui leur est très proche et qui veut rendre l'humanité
heureuse à travers l'Utopie du
« village global », les nihilistes serbes sont responsables
de l'agression contre notre pays et des conséquences incommensurables
du bombardements des objectifs civils et industriels, mais aussi
de la destructions des églises et des monastères qui
continue aujourd'hui encore au Kosovo - Métochie. Pour toutes
ces raisons, ils ne peuvent pas feindre l'étonnement en déclarant
à l'unisson : nous ne le savions pas, c'est pas de notre
faute Ils disent : c'est le moment de la reconstruction, l'agression
n'était qu'un mauvais rêve. Je constate que le communisme
tente désespérément d'effacer les traces, afin
de se soustraire au jugement de l'Histoire de tous les méfaits
qu'il a commis au cours de ce siècle. J'observe la même
tendance en Russie et à l'Occident. Toujours les mêmes
arguments : nous n'avons pas réussi parce que les exécutants
étaient bêtes et ne possédaient pas toutes les
merveilleuses arcanes de la science «
marxiste » ; nous, les nouveaux (ils s'appellent maintenant
les mondialistes), nous réussirons à coup sûr,
parce que nous avons intégré toutes les sciences.
C'est cela, cette nostalgie.
D'un
autre côté les royalistes locaux estiment qu'il suffira
d'établir sur le trône quelqu'un de la lignée
des Karageorgevitch pour que la situation évolue positivement.
Est-ce que vous estimez que des changements positifs peuvent survenir
aussi facilement, pour ainsi dire « en une nuit » ?
Il est certain
que ces gens bienveillants ne voient pas « l'arrière
pensée » de ceux qui ont lancé cette idée.
Il s'agit d'une idée diabolique, une manipulation de la couronne.
Je sais d'où elle vient. Je dois dire que nos adversaires
ont travaillé pendant les décennies et ont eu un grand
succès dans cette besogne. Ils nous ont asséné
tant de coups, à nous les descendants des Karageorgevitch,
qu'il nous faudrait tout une bibliothèque pour le décrire.
Pourtant, Dieu existe : ils ont commis quelques erreurs. Plusieurs
omissions. Et, comme aux échecs, lorsqu'ils auront perdu,
ils comprendront leurs erreurs. Lorsqu'ils analyseront la partie.
S'ils ont encore la volonté et la force de le faire.
Sachez qu'aucun
changement, surtout celui après lequel soupire la Serbie,
ne peut être réalisé en une nuit. Les dégâts
produits par les nihilistes sont énormes. Ils peuvent être
réparés par la détermination, le travail et
la patience.
La majorité
conçoit, tout de même, le roi comme une sorte de décor
qui n'aurait pas de véritable pouvoir.
Je le répète
: si une telle vision existe chez nous, dans notre Serbie, cette
vision d'un bouffon digne d'un vaudeville, il devrait être
clair de quel cerveau elle est le produit et qui l'entretient. Je
dirai une seule chose : un Royaume est la forme la plus parfaite
de l'administration d'une communauté humaine.
Les pays
les plus prospères de l'Europe sont des monarchies ?
Ce n'est
pas non plus un argument qui devrait pousser les Serbes à
adhérer à la monarchie. Il s'est écoulé
800 ans, depuis que le St. Sava et son père St. Siméon
- le grand joupan Stéphan Némania-, ont posé
les fondements de notre patrie. Si parmi les Serbes il y en a encore
qui hésitent sur l'organisation de notre Serbie bientôt
libérée, ils trouveront dans les siècles passés
une foule de preuves que le Royaume de Serbie reste la meilleure
solution. Chez nous, dans notre histoire, cela est prouvé.
Il ne faut pas croire qu'en Europe tout reluit de perfection, alors
que chez nous tout serait en décomposition, ni que les Serbes
soient des « rustres » qui ne savent rien et n'ont jamais
rien su. L'honnête paysan serbe savait tant de choses! Le
mot même devrait être écrit avec une majuscule.
L'agression
de l'OTAN et la violence exercée avec la bénédiction
de l'Occident contre la population serbe au Kosovo - Métochie
montrent que la vieille Europe a renoncé à nombre
de ses célèbres principes chrétiens et démocratiques.
Tout au début
de cette campagne d'invasion insensée, j'ai condamné
l'agression contre un pays européen souverain. J'ai fait
de même après la fin de la campagne. Mes réactions
ont été publiées en France. Ce bombardement
effréné de la Serbie en dit long sur l'Europe et le
monde d'aujourd'hui. Comme s'ils expérimentaient la résistance
aux bombes, aux tremblements de terre artificiellement provoqués,
aux gaz toxiques, à toutes sortes de pollution de la nature,
les réactions à la nourriture empoisonnée,
le stress chez les enfants et les adultes Le premier jour, ils ont
affirmé qu'il larguaient des bombes pour détruire
le président actuel. Ensuite, il s'est avéré
que c'est le peuple qui souffrait, alors que le président
en question est toujours là où il était. C'est
une hypocrisie sans pareille. Pourtant, on ne peut pas dire: Voilà,
c'est la démocratie qui nous a bombardé, donc, elle
est mauvaise alors que notre régime, lui, est bon et équitable
! Avant de dénoncer l'autre, il faut enlever la poutre de
son propre il en se posant la question : qui nous a entraîné
dans une telle souffrance? Encore une chose: même s'il s'avérait
que l'Europe est perdue et qu'elle a rejeté Jésus
Christ, cette conviction nous aiderait-elle à mieux supporter
la terreur que le régime exerce sur nous ? Aucunement ! Ce
serait comme ce vieil adage : peu importe mes problèmes,
du moment que les autres en souffrent encore plus. Essayons de nous
sauver nous-mêmes et ne nous occupons pas de l'Europe.
Vous
êtes né en Angleterre, avez fait vos études
à Eton et combattu durantla
Deuxième guerre mondiale comme pilote volontaire dans la
RAF. Que ressentiez-vous lorsque - secondée par la France
où vous vivez en ce moment - la RAF détruisait avec
une rare violence la Serbie ?
A l'époque
où je combattais comme pilote de la RAF, le monde libre affrontait
les forces fascistes de l'axe. En participant auxcombats, je me
battais aussi pour la liberté de notre Serbie. C'était
une autre Angleterre, de même que la France d'alors, celle
de De Gaulle qui résistait aux Allemands, n'avait rien à
voir avec celle d'aujourd'hui. En tant qu'Européen, j'ai
été particulièrement sensible au fait que,
derrière une telle barbarie, se cachait l'intention d'empêcher
l'Europe d'accéder à son indépendance. Tous
les vieux antagonismes ont été mis dans un nouvel
emballage pour être ensuite glissés à une superpuissance
mondiale. Bien entendu, cela n'excuse personne, car toutes les normes
qui régissaient les rapports internationaux ont été
bafouées, peut-être même détruites à
jamais. Le plus douloureux pour moi, fut que le régime actuel,
avant tout en raison de son idéologie, ait permit que les
Serbes deviennent un bouc émissaire et que l'OTAN fasse sa
promotion sur le dos des Serbes. Sans l'aide du régime yougoslave
actuel, cela n'aurait pas été possible.
Vous
êtes, par la lignée maternelle, le descendant de la
famille des tzars russes Romanov. Comment vous concevez la Russie
d'aujourd'hui, surtout ses relations avec la Serbie ?
Je crois
que je la conçois comme Karageorge après la paix de
Bucarest. Il a demandé audience au Tzar. Elle lui fut accordée
six mois plus tard. En ce moment, nombreux sont ceux qui humilient
la Russie. Il ne faudrait pas rejeter sur ce pays la responsabilité
qui est celle de ceux qui gouvernent la Serbie; le rapport de la
Russie envers la Serbie est aussi humiliant pour les Russes que
pour les Serbes. Nous devons tirer des enseignements de tout ce
qui vient de se passer. Nous ne devons pas fonder nos relations
avec la Russie sur une doctrine révolue qui s'est terminée
- au niveau politique et économique - par un fiasco.
Dans
quelle mesure vos quatre fils et votre fille se sentent-ils Serbes,
descendants de Karageorge ?
Elever un
vrai prince est une science difficile. Sachez qu'on ne naît
pas Serbe, mais qu'on le devient. Même un buf peut naître
en Serbie et passer toute sa vie à brouter l'herbe serbe.
Ce n'est pas pour autant qu'on le prendra pour un Serbe.
Je crois
que nous, les Karageorgevitch, sommes liés à notre
ancien nom populaire : SARBE ce qui veut dire insoumis. Tout comme
les Serbes, nous ne nous soumettrons jamais à personne. Est-il
moral que nos enfants vivent en dehors de leur Patrie ? Nous devons
retourner et vivre avec nos frères et surs, dans une commune
et prospère maison serbe. J'en prends Dieu a témoin,
je crois depuis toujours que nous reviendrons dans notre pays. Aujourd'hui,
je suis persuadé encore plus fermement que les Serbes vont
corriger l'injustice que nous a fait le régime des nihilistes.
Que nous serons à nouveau unis, comme nous l'étions
par le passé et comme nous le serons dans l'avenir. Je le
sens au plus profond de moi. Par ailleurs, je ne comprends pas que
l'on dise pour quelqu'un qu'il « se sent Serbe ». Qu'est-ce
que cela veut dire ? Bon Dieu, il est Serbe ou il ne l'est pas.
Il n'a pas à se « sentir » comme tel.
Vu votre
exil de plusieurs décennies, est-ce que vous sentez que vos
contacts avec la Serbie sont suffisamment intenses ?
Vous savez,
il y a beaucoup de personnes qui sont nées en Serbie, ont
vécu en Serbie et qui se sont montrées à la
fin, en tant que Serbes, parfaitement nulles. Bien entendu, l'interdiction
de vivre dans mon pays est une douleur insupportable. Tant que nous
vivrons nous devrons espérer que Dieu nous donnera l'opportunité
de servir la Serbie. Je dis bien - de servir.
La Serbie
se trouve dans un vide sans précédent dans son histoire.
Que
faire ? Où aller ?
Je pense
que j'ai été assez clair dans mes réponses
: renverser le régime qui a poussé la Serbie au bord
du précipice, renoncer à la Yougoslavie, changer la
Constitution, proclamer le Royaume. Et après : au travail!
Comme gagnants. Comme Serbes. Comme frères et soeurs.
Je vous remercie.
Vive la Serbie
! |
|