SAR Le Prince Alexandre KARAGEORGEVITCH
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Communiqué pour la presse

Paris, le 25 mars 1999

Le général De Gaulle a appelé à une occasion l’ONU « le machin ».

La nuit dernière, il s’est avéré que le grand général avait encore une fois eu raison. Le 24 mars 1999 à 19h50, l’OTAN a commencé des bombardements contre un état souverain, membre de l’Organisation des Nations-Unies, sans autorisation du Conseil de Sécurité et en violation directe de l’article 4 de la Charte des Nations-Unies.

Qui plus est, l’Alliance Atlantique a par l’intermédiaire de ses pays membres bloqué toute discussion au sein du Conseil de Sécurité concernant l’agression dont elle est l’auteur. Pour la première fois depuis l’invasion de la Pologne par l’armée allemande d’Adolf Hitler, une coalition militaire, la plus puissante de toute l’Histoire de l’Humanité, a attaqué une nation souveraine d’Europe, la Yougoslavie, afin de lui arracher une partie de son territoire, en violation directe de l’Acte d’Helsinki par lequel a été proclamée l’intangibilité des frontières existantes des pays européens, et de satisfaire une minorité albanaise qui veut fonder son deuxième état dans les Balkans.

Je déplore que les Alliés aient oublié le grand combat que le roi Pierre, son héritier le roi Alexandre et le prince Paul mon père ont livré à la tête du peuple serbe pour la liberté de l’Europe. Ceux qui ont entrepris ces bombardements prétendent ne pas faire la guerre au peuple serbe mais au régime de Belgrade. Malheureusement, leurs victimes démentent cette version destinée à l’opinion publique.

En tant que Serbe, je condamne cette nouvelle barbarie génocidaire à l’aube du XXIème siècle et je compatis à la douleur de mes frères et soeurs.

Le Prince Alexandre de Yougoslavie